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10 conseils pour vous aider à maîtriser votre budget traduction 11 décembre 2010

Posted by bhtraductions in Fiches pratiques.
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Voici 10 conseils qui vous aideront à maîtriser votre budget traduction.

1. Demandez à votre traducteur de vous aider à finaliser vos documents avant la traduction

Même si on l’oublie souvent, un traducteur professionnel a également un rôle de conseiller. C’est la personne la mieux placée pour évaluer la cohérence et la lisibilité de vos documents et pour identifier les éventuels pièges interculturels. La modification du texte source en cours de traduction fait perdre du temps à tout le monde et est bien souvent source d’erreurs. Les révisions supplémentaires que cela ne manquera pas de générer peuvent s’avérer (très) coûteuses.

2. Fournissez à votre traducteur tous les documents de référence nécessaires

Vous possédez un glossaire « maison » ? Un organigramme ? De la documentation commerciale ou technique ? Des documents similaires qui ont été traduits et validés ? Transmettez-les à votre traducteur dès le début du projet : il pourra ainsi tenir compte de vos préférences et évitera de perdre du temps en recherches inutiles ou de devoir vous contacter pour éclaircir certains points.

(suite…)

5 bonnes habitudes pour réduire le risque d’impayé 8 juin 2010

Posted by bhtraductions in Fiches pratiques.
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Les retards de paiement et les impayés sont la bête noire des traducteurs indépendants et, plus généralement, de tout professionnel indépendant.

Bien que ne garantissant pas le paiement de vos prestations, ces quelques règles de base contribuent grandement à réduire le risque de mauvaise surprise.

 

 

 1. Obtenir les coordonnées complètes du client

Ne jamais accepter une mission tant que l’on ne dispose pas des coordonnées complètes du client (raison sociale, adresse complète, numéros de téléphone et de fax, ainsi que le nom du chef de projet et son adresse e-mail). Il est également utile d’obtenir les coordonnées du service comptable du client (au minimum, l’adresse e-mail de la personne chargée du paiement des traducteurs). Normalement, toutes ces informations doivent figurer sur le bon de commande qui vous est envoyé (car, rassurez-moi, vous ne travaillez jamais sans bon de commande ??!!). Il peut être utile de faire une recherche croisée sur Internet afin de vérifier l’exactitude des informations fournies.

2. Se méfier comme la peste des adresses e-mail gratuites (Yahoo, Hotmail, Gmail, etc.)

Bien que tous les clients ne possèdent pas un domaine (je pense notamment aux particuliers), il est extrêmement suspect qu’une agence de traduction ou une entreprise ne possède pas une vraie adresse professionnelle. Une telle situation doit déclencher un signal d’alarme dans votre esprit. Idem pour les adresses physiques n’indiquant qu’une boîte postale… En cas de problème, il est très ennuyeux de n’avoir qu’un bureau de poste comme correspondant.

3. Ne pas céder à la pression

Ne jamais accepter une mission à la hâte, notamment si l’on ne dispose pas des coordonnées du client. Aucun travail n’est urgent au point que le donneur d’ordre ne puisse pas prendre trente secondes pour vous envoyer les informations dont vous avez besoin pour qualifier sa demande. D’autre part, vous devez prendre le temps de regarder les documents qui vous sont soumis. Tout le monde a déjà entendu des phrases du genre « Il ne s’agit que de deux pages très simples » alors qu’il s’agissait d’un rapport technique extrêmement pointu d’une dizaine de pages.

4. Mener sa petite enquête

Il existe un grand nombre de sources d’information sur Internet pour qui veut s’informer sur les pratiques de paiement de telle ou telle agence de traduction (le BlueBoard de Proz, la liste Payment Practices de notre collègue Ted Wozniak, etc.). Vous pouvez également demander à vos collègues s’ils ont déjà eu l’occasion de travailler avec l’agence. Une simple recherche sur Internet peut également fournir de nombreuses informations utiles. A ce sujet, si quelqu’un a des informations pour s’informer sur les pratiques de paiement des clients directs, je suis preneur.

5. Convenir des modalités d’exécution de la mission avant de commencer le travail (et par écrit, s’il vous plaît)

Toutes les modalités pratiques de la mission doivent être définies par écrit avant de commencer le travail. Les délais, les éléments livrables, les instructions particulières, les tarifs, les délais de paiement, etc. doivent tous être définis en amont et être résumés dans un bon de commande (ou, au minimum, un e-mail). Les choses doivent être claires dès le départ. Un écrit permet d’éviter toute contestation ultérieure (n’oubliez pas, les paroles s’oublient, les écrits restent).

Au-delà de ces quelques recommandations, quelques règles de bon sens : bien respecter les instructions fournies par le client, envoyer promptement sa facture une fois la traduction livrée, ne pas hésiter à s’informer de la date estimée de paiement quelques jours avant l’échéance de la facture (il n’est jamais vain de rappeler au client qu’il va bientôt devoir vous régler), ne pas laisser traîner les choses si rien n’arrive le jour J, etc.

Ces quelques règles ne garantissent pas un paiement en temps et en heure, mais elles ont au moins le mérite de réduire considérablement le risque.

De la difficulté croissante des recherches terminologiques sur Internet 8 juin 2010

Posted by bhtraductions in Réflexions sur le métier.
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Ces dernières années, j’ai pu observer, lors de mes recherches terminologiques, une énorme dégradation de la qualité du contenu linguistique proposé sur le Web.

Cinq grandes raisons à cela (entre autres, le défi de la mondialisation étant un vaste sujet qui implique de nombreuses parties prenantes et présente de nombreuses difficultés à tous les niveaux) :

  • l’apparition de la traduction automatique ;
  • l’engouement observé ces dernières années pour la profession de traducteur ;
  • l’avènement de la traduction assistée par ordinateur ;
  • l’important travail terminologique effectué par le Canada ;
  • la petite guéguerre pour les points qui fait rage dans les forums d’aide terminologique des grandes places de marché du secteur.

Ces cinq phénomènes ont fortement nuit à la qualité du contenu en langue française actuellement disponible sur la Toile. Je ne suis pas en mesure de juger de la qualité du contenu en d’autres langues, mais j’imagine que le constat ne doit pas être bien différent.

Commençons par la traduction automatique. Nous nous sommes tous amusés, un jour ou l’autre, à tester ces « petites merveilles de technologies ». Les résultats, parfois amusants, sont cependant trop souvent affligeants de médiocrité. Mais cela n’empêche pas certains utilisateurs peu regardants de publier du contenu traduit de la sorte, sans aucune tentative d’amélioration. Les traductions automatiques générées par le géant des moteurs de recherche n’améliorent pas les choses.

Continuons par les traducteurs. L’absence de barrières à l’entrée de cette profession fait que n’importe qui peut s’autoproclamer traducteur. Le marché de la traduction est truffé de « traducteurs » incompétents ou amateurs qui délivrent bien souvent des traductions d’une qualité médiocre. Il suffit de consulter certains manuels d’utilisation pour s’en rendre compte. La traduction est bien trop souvent considérée comme une bouée de sauvetage pour des personnes se pensant douées en langues.

Que dire de la TAO (traduction assistée par ordinateur) ? La mode est au travail collaboratif. Les mémoires de traduction sont partagées entre plusieurs traducteurs (qui se comptent parfois par dizaines) afin de pouvoir réaliser des projets volumineux en un minimum de temps. Le problème, c’est que la plupart du temps, les traducteurs ne communiquent pas entre eux lors de ces projets. Le travail d’harmonisation ou de lissage du style nécessaire en aval n’est que rarement effectué. Il suffit qu’il y ait une brebis galeuse dans l’équipe et on assiste à une prolifération à vitesse grand V des pires absurdités. Oui, les mémoires de traduction sont des outils merveilleux pour qui les utilise à bon escient. Mais elles sont aussi un formidable propagateur d’erreurs si elles ne font pas l’objet d’une maintenance attentive. Les 100 % n’étant généralement pas payés, ou si peu, les erreurs demeurent.

Quid du travail terminologique du Canada ? Ces dernières années, le Canada a réalisé un énorme travail terminologique. Nous utilisons tous ces fantastiques bases de données que sont le GDT et Termium. Ce sont des outils incontournables pour tout traducteur technique. Le seul problème, c’est que le français canadien n’est pas celui parlé en Europe et que certains termes fournis par ces bases ne sont pas utilisables en France. De même, lorsque l’on recherche des sources en français, il est incroyable de voir le nombre de sources canadiennes présentes dans les résultats de recherche. On observe un énorme déséquilibre entre l’implication de la France et celle du Canada dans la préservation de son patrimoine linguistique. Difficile donc de s’y retrouver.

Enfin, que penser de la guerre que se livrent nos chers collègues sur les forums d’aide terminologique (dont les entrées figurent en très bonne place dans les moteurs de recherche). La chasse aux points donne parfois lieu à des empoignades verbales mémorables, où la correction et le savoir-vivre ne sont parfois plus de mise. La question n’est plus de savoir si la traduction proposée est exacte ou non, mais de savoir si la personne qui l’a proposée a été suffisamment convaincante dans ses explications pour remporter les points. Et gare à qui veut se mêler à la conversation.

Tout cela pour dire que la moindre recherche terminologique sur Internet requiert désormais des compétences de détective privé, d’expert en traitement de données et en recherches, voire même de hacker, dans certains cas extrêmes. Il faut faire un tri drastique entre la pollution commerciale, les données inexploitables, les données potentiellement exploitables, les pages enregistrées par les robots des moteurs de recherche mais qui ne sont plus disponibles, les pages figurant dans les pages France mais dont le contenu est… en anglais, etc.

Ce qui pourrait donc être un travail de recherche extrêmement passionnant se transforme bien souvent en cauchemar car, les délais étant ce qu’ils sont (c’est-à-dire toujours pour hier, voire le mois dernier), nous sommes bien souvent obligés de nous rabattre sur la traduction la plus présentable ou la plus probable, à défaut de la traduction exacte.

Éprouvez-vous, vous aussi, des difficultés à vous frayer un chemin dans la jungle qu’est devenue la Toile ? Quelles sont vos solutions et vos astuces ? Revenez-vous aux bonnes vieilles méthodes d’antan (dictionnaires papier et bibliothèques) ? Vos idées et commentaires (positifs et négatifs) sont les bienvenus…

Indépendant ? En êtes-vous si sûr ? 7 juin 2010

Posted by bhtraductions in Réflexions sur le métier.
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En ces temps difficiles, nombreux sont les traducteurs à râler contre la baisse des tarifs, la concurrence déloyale des pays du Tiers-Monde, le manque de respect des clients, et j’en passe… Les forums spécialisés regorgent de discussions sur ces thèmes. Discussions bien souvent stériles au demeurant.

Certes, le marché de la traduction est ultra-concurrentiel. Assurément, il est soumis à une guerre des prix sans merci. Nul ne peut le nier.

Mais ne sommes-nous pas un peu responsables de cette situation ? Oui, j’entends déjà la levée de boucliers, les huées, l’indignation…

Je m’explique. Bien qu’étant moi-même traducteur indépendant, il m’arrive fréquemment de recevoir des candidatures de la part de collègues (ce qui dénote déjà une méthode de prospection hasardeuse, dans la mesure où leur requête à fort peu de chances d’aboutir).

Candidature. Le mot est lâché. Doit-on faire acte de candidature quand on est un professionnel de la traduction ? Ne devrait-on pas plutôt proposer ses services ? Dans mon esprit, un demandeur d’emploi pose sa candidature, un professionnel propose ses services. Le premier est dans une situation d’attente, le second, quant à lui, est dans l’action.

Le candidat se met d’emblée dans une position de faiblesse, laisse supposer qu’il recherche du travail et qu’il est prêt à accepter les conditions du prospect auquel il s’est adressé. Il se met dans la position du salarié à la recherche d’un patron, d’un simple exécutant. Nous sommes sur un schéma de type employé/employeur. Dans ce cas, pourquoi avons-nous renoncé à la sécurité offerte par le salariat ?

Le professionnel, quant à lui, donne le ton, expose son savoir-faire et son offre de manière à susciter l’intérêt de son interlocuteur et à générer un besoin chez lui. Il a soigneusement qualifié ses prospects par des recherches adéquates en amont et sait exactement ce qu’il souhaite obtenir, les concessions qu’il est prêt à faire et les points sur lesquels il ne lâchera rien. Son objectif n’est pas de trouver des missions à court terme, mais de trouver des « partenaires » à long terme. Il investit sur la durée et sur la qualité de la relation. Il est sûr de  ses compétences, connaît parfaitement la valeur de son travail et n’est pas prêt à travailler pour des gens qui ne sauraient pas apprécier sa contribution à sa juste valeur.  Nous sommes dans ce cas dans une relation de partenariat, dans une relation gagnant/gagnant.

Prenons un exemple concret. Avez-vous déjà songé à appeler votre plombier, votre avocat, votre médecin ou n’importe quel autre professionnel libéral en lui demandant : « J’ai un travail à vous confier et je peux vous payer tant pour le faire » ? Non, bien sûr, vous lui demandez SES tarifs. Au pire, s’ils ne vous conviennent pas, vous passez au suivant sur la liste. C’est lui qui fixe ses tarifs, détermine ses conditions de paiement, etc. Et rares sont ceux qui se hasardent à jouer les marchands de tapis.

Nous nous devons d’adopter la même approche. Nous proposons un service à haute valeur ajoutée et nous devons déterminer un juste prix pour ce service… et nous y tenir ! Le marché est suffisamment grand pour que chacun trouve sa place. Il suffit juste d’être cohérent, concentré sur ses objectifs… et patient.

Nous devons être acteurs de notre avenir. La relation traducteur/agence doit être basée sur un partenariat librement consenti, dans lequel chacune des parties trouve son intérêt, une relation gagnant-gagnant. Personne n’a dit que cette approche était la plus facile. C’est un travail de très longue haleine qui demande persévérance, motivation et ténacité. Néanmoins, selon moi, c’est la seule approche viable à long terme. Et vous, qu’en pensez vous ?

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